L’Indicible se tait
Se goûte nu de soi.
La langue le trahit,
Le mot le pointe
Mais le déforme.
La focale le limite
La perspective le tronque,
La métaphore l’habille
Et le masque…
Et le mystère mystifié
Du mythe ment.
...........
L’Indicible se tait
Se goûte nu de soi.
La langue le trahit,
Le mot le pointe
Mais le déforme.
La focale le limite
La perspective le tronque,
La métaphore l’habille
Et le masque…
Et le mystère mystifié
Du mythe ment.
...........
Un enfant s'en vient au soleil couchant..
Petit bout de cachou
Trace son chemin,
Au creux de sa mére
Un enfant s'en vient, va ouvrir les yeux
Respirer pour la premiere fois
Pousser son premier cri.
Cette nuit....
Entendre chanter la voix du silence
Dans l'instant béni de l'oubli de soi
Et goûter la vivance
La vibrance du flux
Tout autour.
Vivre par delà des limites de peau
Le souffle passant qui nous emporte
L'espace d'un moment
S'agenouiller, oui
Au dedans...
Laisser venir l' image et couler les mots
La musique qui s'en vient et s'envole
Qui murmure et s'en va;
Le chant d'un oiseau.
Et se taire...
Se perdre un instant, et puis un autre
Se retrouver vivifié et transparent
Au dehors, au dedans;
Et je deviens fleur
Parfun passant
Je suis vent...
.........
Comme une envie de dire:
Hé laaaaa......Stop!
Je vous en pries, arrettez juste un peu
Ecoutez, regardez, voyez, sentez...
Les pieds , les yeux et le coeur dans le miracle, la magie qui pulse
Et les mots cependant sont absents
sur ce qui se pourrait y avoir à regarder, à voir, et à sentir....
La beauté il est vrai est dans l'oeil de celui ( celle) qui regarde
la magie dans le coeur de celui ( celle) qui la goûte et qu'elle meut.
Le miracle partout, partout, partout...
Vibrante évidence.
.......
L'écran n'existe que par le film,
Le
film n'existe que par l'écran
Et
sans la lumière projetée,
Rien de tout cela ne serait.
Qui donc contemple tout cela?
Il n'est nul acteur en effet,
Nul écran séparé
Du film qui se déroule,
du
projecteur caché
Et de sa lumineuse clarté.
Qui est projectionniste,
Et qui est spectateur ?
Si l’océan est belle image
C'est par la terre qui le contient…
La vague n’est que surface
Et elle ne se soulève
Qu’au souffle du vent.
Perçus ensembles
Ils ne sont que les mots
D’une même chanson.
Les saveurs multiples,
D’un met unique
Couleurs du même tableau,
Et les notes diverses
D’une même Harmonie.
.....
"Si nous savions en quoi consistent les rapports authentiques entre personnes, nous pourrions, vous et moi, entreprendre ensemble quelque action.
Mais il ne peut pas y avoir de coopération par l'entremise d'images, de symboles, de conceptions idéologiques, et il ne peut y avoir d'amour tant que l'on ne comprend pas ce que sont les rapports directs.
Les images éliminent l'amour...."
J Krishnamurty...
Feuilles mortes en tapis volant
au moindre vent
crissent sous les pieds.
Dessous humus et mousse.
Moelleuse odorance l
fragrance boisée...
Maitre Nature enseigne .
S'ouvrir aux chants de son silence:
La mort n'est qu'un soupir
qu'un ventre de semences endormies
que le soleil réveille.
En son temps!
En leur temps!
Songes y :
Humus et humain sont de même racine!
.........
(VOIR)
Dans une explosion
D’Amour et de puissance,
L’Unicité paradoxale
Magnifique et ignorée,
De par le voile jetée sur elle.
Le déploiement infini
Du Principe ineffable
Auquel tout participe.
L’Etre infini naître
Et grandir au sein du vide
Plein de tout ce qui est ;
Un feu au cœur des univers gigognes.
Goûter la force vide,
Indicible et sans forme
Se donnant forme en elle-même
Dans un fracture néssécaire,
Et parvenant à l’existence
En déchirant le voile
De l’expérience de sa Vie
Principes et forces,
Myriades de goûtes de lumières
Jaillissant partout de la matrice
Et glissant dans les strates
Lourdes et sombres,
Jusqu'à ce sac de peau,
La pesante étroiture
Intelligente mécanique
D’une illusion essentielle
S’enveloppant d’oubli
De pensées, de concepts,
De sentiments et d'émotions
Et d’actions en réactions,
D’ignorance, d’incompréhension,
Et de peur, encore et encore
Ô combien….
Et ces peaux prendre noms :
Bulles d’illusion d’être,
De savoirs limités,
Construis de certitudes
De vérités tronquées,
De mensonges cachés,
De vertus peaufinées
Et d’ombres incomprises.
De désirs de fantasmes,
D'espoirs et d' idéaux,
D'images projetées
De rêves et de mythes ...
De ouleurs et de peines
De quéte de plaisirs,
Et de leur déceptions
De joies et de souffrances,
De talents et de vices,
De disgrâces, de beautés....
Et les chagrins des hommes,
Comme un fleuve de larmes.
O combien
Noyaux de lumière,
Etouffées sous le masque
S’en allant par les mondes,
Et à travers les vies,
Et à travers le temps…
En disant « je »,
En pensant « moi »
Victimes ballottés
De forces ignorées,
Liées par leurs histoires
Et comment parfois,
A bout de trop souffrir,
De trop vouloir,
De trop chercher,
De trop lutter
Désespéré
Ce « je » se tait enfin,
Touche le silence
De son absence
Et écoute profond.
Alors, il s’ouvre comme un fruit mur,
Il se fond dans l’Unique .
Et se goûte au cœur d’en bas,
Au nid des strates sombres
Et de l'Inconnaissable
Le profond mystère
Du Corps innéfable.
Mouvement immuable
Qui se déploie
Dans CELA
L’Indicible se tait.
Se goûte nu de soi.
La langue le trahit,
Le mot le pointe
Mais le déforme.
La focale le limite
La perspective le tronque
La métaphore l’habille
Et le masque;
Le symbole le voile,
Et le mystère mystifié
Du mythe ment.
Pas de mots.
Rien de tout ça ne se parle
Rien de tout ça ne se pense.
Qui donc les aurait ?
Un doigt pointe la lune
Illuminé et pathétique.
Nécessaire et inutile.
Incontournable et trompeur
Si il ne touche au coeur
De l’intime résonance
D’une profonde harmonique.
Mais Ohhhhh…Douleur !
Comme l’oubli tombe vite
Qui obscurcit cette grandeur
Dés lors que je dis « moi »
A toute cette épaisseur…
......Alors?
Tomber les peaux,
L’une après l’autre.
Tous les savoirs
Présomptueux.
Tous ces « pourquoi »
Dont on est sur !
Tous ces « comment »
Si indûment
Affirmatifs !
Tous les je sais ,
Les je crois ;
Les c’est ici !
Les c’est par là!
Les il faut
Les je veux ,
Les tu dois .
Les c’est moi
Les c’est toi …
Tout ce qu’on a appris.
Tout ce qu’on croit connaître.
Tout ce qu’on a été
Et tout ce qu’on croit être !
Retrouver la « Mémoire »,
Laisser grandir le feu
Au bois du Cœur de soi
Au creux de l'humus de l'étant
Jusqu’au dévoilement,
A la méta-morphose :
A l’évidence de « Cela »
Au cœur de CELA….
Maintenant
Annhonym
Derniers Commentaires